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Ghislaine Mazan
Née à Brest le 17 juin 1959
03 22 47 28 53
06 11 65 69 73
e-mail: ghislaine.mazan@wanadoo.fr

 

 

Expositions:

 

5ème Biennale d'ARTS ATLANTIC La Rochelle septembre 2007
Exposition « Figures » à Ploëzal (22) juillet 2007
G.A.L.A. (Albert) novembre 2004, 2005, 2006
Salon d'Automne 2004, 2005, 2006 Amiens
Espace Culturel d'Agon_Coutainville (50) juillet 2006
Restaurant "le Bouchon" janvier 2006 Amiens
L'Abracadabar (nov 2005)
Office du tourisme d'Abbeville (80) nov. 2005
Galerie des Arts Présents (Paris 3ème) mars 2005
Mairie d'Ailly sur Noye (80) avril 2004
La villa Latina (Amiens) mars 2004
Galeries scènes et vernissages (Paris 9ème) nov./déc. 2003
 
 

-Biographie-

Je suis née en 1959 à Brest dans une famille de condition modeste.
Dès mon plus jeune âge, je dessine tout sujet à ma portée. Adolescente, deux année de dessin à l'école des Beaux-Arts me confortent dans cette envie de tracer courbes et traits. Cependant, la biologie m'attire et malgré une entrée possible aux Beaux-Arts, je choisis la voie estudiantine scientifique.

Quelques années de faculté puis un poste d'Attachée de Recherche sur Paris m'éloigne des métiers de l'Art.
Mes deux enfants m'apporteront alors des joies immenses, ainsi que le poste d'enseignant que j'occupe depuis douze années.
Et soudain, pourrait-on dire, à 42 ans c'est la révélation. Elle a pour nom
peinture.
Depuis lors je peins avec avidité, passion, une à deux toiles par semaine.
Depuis lors ce besoin de peinture ne me quitte plus.

 

-Mon travail-

Je travaille sur toile de lin à la peinture à l'huile et tous mes sujets traitent de nus et de paysages. Les nus sont élaborés d'après modèles. Le dessin est alors dressé sur la toile et respecte les formes, les ombres que la pose et l'éclairage génèrent. Le travail de paysages est élaboré quant à lui d'après photos.
Les couleurs se mélangent rarement sur la palette mais généreusement sur la toile. Elles sont vives et travaillées en pure pâte. Je travaille vite car il me faut saisir rapidement le personnage ou l'impression que m'inspire un paysage. Les gestes sont amples, généreux. La grandeur des toiles me le permet puisque je travaille sur des formats 130x97 cm ou 100x81 cm. Quand le nu ou les éléments majeurs sont posés, alors seulement, j'aborde le fond de la toile ou les pigments utilisés préalablement, devront là encore se côtoyer, se mélanger en parfaite harmonie.

 

 

 

-Ghislaine Mazan -

Ghislaine Mazan peint avec son corps, son âme, son sang. Il n'y a chez elle ni recherche d'effet ni mise en scène intentionnellement esthétique. Le sentiment brut est lâché sur la toile comme une bête indomptée, libre. Que se cache-t-il derrière ? Plus qu'une force, un talent, qui, tel un cordial dont on sait qu'il ne guérira sans doute pas de la souffrance éprouvée, fait du bien en descendant…
" Je dessine depuis toujours mais j'avais l'impérieuse nécessité d'accéder à une autre dimension, accorde l'artiste qui ne se livre qu'avec réticence. J'avais besoin d'arriver à la peinture. " Pour assouvir sa passion, Ghislaine Mazan fréquente une académie d'artistes où elle bénéficie de modèles dont elle s'inspire. Une fois le dessin en place, elle se jette sur sa palette (un monument du genre de strates colorées…) et installe ses tonalités. Le résultat restitue au plus près la vigueur du vivant pour lequel chaque cellule de couleur s'installe en fonction de celle qui précède. " La technique, poursuit l'artiste, est peu importante pour moi, à partir du moment où elle jaillit ! "
En dehors de quelques tentatives réussies de paysages aux ambiances glacées des sols blancs, Ghislaine Mazan travaille surtout le portrait, traduisant ses interrogations sur la vie. La violence sanguine du rouge vermillon et le cinglement glacial du bleu royal de Prusse, sont comme des horions sur les portes de notre esprit : une invitation pressante - voire violente - à pénétrer dans un univers dont les réelles profondeurs ne se dévoileront qu'aux plus perspicaces, après une longue période de méditation devant des figures en apparence proches mais tellement différentes les unes des autres.
Vêtus ou dévêtus, ces portraits conservent un certain recul à l'égard du spectateur. Le cadrage, souvent en contre-plongée, rappelle que nous subissons l'influence des images dans lesquelles nous baignons. En positionnant ainsi son regard, l'artiste force par ricochet le spectateur à s'interroger sur sa place de sujet tantôt dominant tantôt dominé dans un monde violent qu'aucun des deux ne reconnaît forcément comme sien.
Ghislaine Mazan est une impressionniste du corps : " Le corps, explique-t-elle, est pour moi comme la cathédrale de Rouen pour Monet : différent chaque fois que je le regarde, différent selon le moment de la journée, la lumière, mon humeur, la sienne… Je ne m'en lasse pas ". Ghislaine Mazan sait tirer le meilleur de celui qu'elle brosse. Une fois en place, elle l'habille d'un décor, l'assoit dans un fauteuil, lui fait caresser un chat, rêver, lire… Parfois, elle lance en arrière plan un clin d'œil - épisodiquement provocateur car l'artiste a du caractère - aux grands maîtres (Rembrandt, Rubens…) Le spectateur est libre d'accrocher ses propres rêves à ces œuvres, d'y inclure l'histoire qui les ouvrira à une nouvelle vie. On imagine ce qu'on veut avec elles. Elles sont des instantanés de peinture auxquels l'artiste donne la première impulsion. Le mouvement suit, parfois le vertige prend le dessus. Il peut arriver que cela dérape, dérange… On est hors limites ? Tant pis. " Je mets de la pâte, conclut Ghislaine Mazan, et vogue la galère ! "
Le dessin réfléchi de Ghislaine Mazan supporte une peinture à l'instinct, en équilibre, achevée mais jamais " finie ", en un mot libre. Elle témoigne de l'indicible : un coup de poing au ventre ne laisse jamais indifférent.

 

Alain Coudert chroniqueur dans Arts Actualités magazine